MAKE BRITAIN GREAT AGAIN

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Les éclats chromatiques des étoffes et les broderies florales des saisons cèderont la place à une armée de trench-coats sophistiqués et de manteaux d’officier revisités. L’histoire était dans les capes de pluie, aux capuches bordées de fourrure et d’écharpes imposantes à franges effilées. Une palette chromatique qui s’impose allant du brun profond au vert anglais et bordeaux intense s’entrelaçant dans un récit stylistique aux accents terreux et racés et d’un bleu roi, que nous appellerons le bleu Charles III, bien sûr.

Des vêtements nichés sous une imposante armure hivernale respirent la fonctionnalité. Des pièces pensées pour réchauffer sans artifice, où la coupe prime pour naviguer dans la bibliothèque Bodléienne.

Sur le podium Britain, une distribution hybride de mannequins et d’icônes « made in London » traverse l’espace avec les nouvelles égéries de la marque Burberry. Lesley Manville, silhouette empreinte d’élégance, et Jason Isaacs, au charisme théâtral, foulent le catwalk vêtus de pantalons en velours côtelé, de jodhpurs structurés et de tartans indomptables, rehaussés de kilts longs ceinturés sur le devant. Il ne manquait plus que les juments bimbos de Londres pour les monter.

L’accessoire n’est pas en reste : parapluies élégamment brandis, sacs week-end recouverts de l’incontournable check Burberry, et bottes cavalières en cuir lustré, plates ou montantes jusqu’aux cuisses, parachèvent cette allure entre aristocratie rurale et modernité conquérante de « Chapeau Melon et Botte de Cuistre ». Un vestiaire où la rigueur et l’héritage se mêlent à l’instinct, où la mode devient récit, entre tradition et avant-garde. Merci Daniel Lee.

FM